Titre: Alice au pays des merveilles
Auteur: Lewis Carroll
Editions: Le livre de poche jeunesse
Publication: 2014 (original 1865)
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture:
Assise dans l'herbe un jour d'été, Alice voit passer un lapin blanc qu'elle suit dans son terrier. Elle bascule dans un monde extraordinaire et magique. Au cours de cet étrange voyage, elle rencontre des personnages incongrus: des homards qui dansent, un chat qui apparaît pour s'évanouir, une chenille qui fume, ou encore une Reine de Cœur qui veut couper la tête de tout le monde.
Pourquoi ce livre?
J'entretiens une relation particulière avec l'histoire d'Alice au pays des merveilles depuis toute petite. D'un côté ce film m'a traumatisée (Pourquoi la scène des huîtres?... Pourquoi??) et je ne le comprenais pas très bien mais pourtant je le regardais tout le temps (Eh oui, la logique enfantine...). En voyant le livre en librairie, j'ai voulu découvrir le texte original qui a inspiré ce souvenir marquant de mon enfance.
Ce que j'en ai pensé:
Sans grande surprise j'ai adoré! J'ai tout de suite été envoûtée par cet univers délicieusement timbré qui peut s'avérer déroutant au premier abord. Je pense qu'il est inutile de présenter l'histoire mais voici tout de même un petit rappel sur les circonstances: lors d'une promenade en barque avec la petite Alice Lindell, Lewis Carroll invente sur le moment une histoire formidable dont elle est l'héroïne, des aventures dans un monde dénué de toute logique et de toute raison qui donneront par la suite le livre que nous connaissons bien. J'ai été séduite par la plume de Lewis Carroll, simple, sans fioritures, elle
réveille notre imagination endormie pour défier l'ordre pré-établi de notre monde d'adultes ô combien cartésien. Bien qu'étant à la base un conte pour enfants, je pense qu'à tout âge, on peut y trouver son bonheur car derrière les jolies images, les jeux de mots et les personnages loufoques qui comblent les petits (et les grands je l'admet), se cache une dimension plus profonde. En effet, Lewis Carroll nous offre une réflexion sur le passage à l'âge adulte et ce qu'il a d'effrayant (le thème de la perte d'identité est très présent notamment par les multiples transformations d'Alice, ses questionnements et sa quasi-schizophrénie), ainsi qu'un regard critique sur la société très codifiée de son époque: certain ont vu dans la Reine de Cœur une représentation de la reine Victoria réputée pour sa mauvaise humeur!
C'est un livre qui renferme bien plus qu'il n'y parait et qui n'a pas fini de livrer ses secrets.
Une citation: "Eh bien, j'ai souvent vu un chat sans sourire", pensa Alice; " mais un sourire sans chat! C'est la chose la plus étrange que j'ai vue de toute ma vie."
L'oeuvre en musique: Un joyeux non-anniversaire, j'ai été déçue de ne pas trouver ce passage dans le roman alors je lui offre une petite place ici!
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dimanche 1 février 2015
dimanche 18 janvier 2015
L'ange d'Ayala d'Anthony Trollope
Titre: L'ange d'Ayala
Auteur: Anthony Trollope
Editions: Herne
Publication: 2013 (original en 1881)
Nombre de pages: 662
Quatrième de couverture:
Londres, en pleine ère victorienne. Ayala et sa sœur Lucy, orphelines sans le sou, sont adoptées par le frère et la sœur de leur défunte père. Ayala, belle et séduisante, part vivre chez sa tante, mariée à un riche banquier, tandis que Lucy, moins jolie, s'installe chez son oncle, modeste employé de l'Amirauté. La beauté et le succès d'Ayala auprès des hommes suscitent rapidement la jalousie de sa tante et de ses cousines.
Pourquoi ce livre?
Ça faisait longtemps que je voulais découvrir l'oeuvre de Trollope mais je ne savais pas par où commencer compte tenu de sa carrière très productive. Et puis je suis tombée sur celui-là, ai-je besoin de préciser que sa couverture m'a tout de suite charmée? Et la vision de ses 662 pages (grand format!) n'a pas eu raison de ma détermination!
Ce que j'en ai pensé:
Tout d'abord je voudrais commencer par une annonce publique: Jonathan, oublie cette petite pimbêche d'Ayala et épouse-moi tout de suite... C'est un ordre... Sinon je te mange accompagné de petites patates aux herbes ou je te force à regarder l'adaptation de 16 Lunes en boucle!
Chut Lippy, c'est moi la patronne! Bref, je tends à rejoindre l'opinion de la moitié des personnages de ce livre: je ne comprends pas ce que tous les hommes trouvent à Ayala, elle est assez insupportable... Enfin non j'ai commencé à l'apprécier dans les dix derniers chapitres, ce qui est dommage. Et c'est cela qui est incroyable avec Trollope, on ressent toute l'affection qu'il a pour ses personnages, notamment lorsqu'il se moque gentiment de Tom, et on ne peut pas s'empêcher de les aimer à notre tour. Il y a une vraie proximité de l'auteur.
Pour parler de l'histoire, c'est avant tout une histoire d'amour, ou plutôt de multiples histoires d'amour puisqu'on suit les péripéties sentimentales d'une panoplie de personnages qui tentent de trouver le bonheur malgré les codes sociaux strictes de l'époque victorienne. On suit avec une joie teintée d'agacement les contradictions internes d'Ayala, tiraillée entre un idéal fantasmé et le déni d'un amour grandissant... mais je ne vous en dis pas plus!
Alors oui, Trollope est un auteur de roman-feuilletons donc il y a parfois quelques longueurs et certains passages m'ont semblé un petit peu répétitifs (en particuliers ceux concernant Tom) mais je pardonne volontiers à l'auteur car cela m'a permis de savourer chaque mot, de percevoir les personnages dans toute leur complexité et c'est avec du baume au cœur et l'impression de dire au revoir à de vieux amis que j'ai refermé ce livre.
Une citation: " Ah, mon Dieu! Je me demande si vous serez content que je m'appuie ainsi sur vous, quand une douzaine d'années aura passé.
- Cela dépendra sans doute de votre embonpoint du moment."
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